Maybe I'm just blind, Hold me when I'm scared, Love me when I'm gone..
"Eux, ils racontent, mais rien n'arrive jusqu'à Moi, je regarde par terre, compte les dalles, mais je n'avais même pas imprimé la couleur. Je n'avais pas droit de toucher les bord, juste une dalle sur deux. Un jeu d'enfants. J'aurais voulu pouvoir y jouer, Encore. J'aurais voulu être cet enfant, qui n'attendais rien. J'aurais voulu disparaître." February 2008
What's the way I'm supposed to do?
"Les premiers mots sont des critiques, les suivants sont des questions auquels ils savent la réponse." 12.12.07
KEEP THE SMILE
"Cela tourmente mes rèves, d'ailleurs j'ai le pas lourd. Je ne cède pas car au fond la lumière est là! Elle nous à été décrite dès notre premeir sourire, le bonheur est du mistère qui te pourris. Au fond de toi, tu ressends quoi?" 19.02.08
Roses from my friends, stones for my ennemies.
"La pluie ruisselle au delà du soleil. Le vent siffle sur nos toits. Le feu crépite entre ces murs. La tendresse dans un regard fera sourire un visage. Le bonheur sur une page détruit par un mirage. Un leger soupçon, un doute. La tendresse dans les yeux, l'amour éternel.
Courir est vivre. L'espoir renaît. Les doutes enfermées. Les paroles restent secondaires. Le regard au delà. On ne le connais pas. On ne le connaître jamais sur le bout des doigts." 21.02.08
Où-est tu ? Marc Lévy (2001) Page 196 – Editions Pocket.Lisa leva la tête et surprit le chagrin qui coulait sur les joues de Mary. Elle la scruta ainsi quelques instants et la colère qui l'envahit vint déformer le visage de la petite fille. Elle sauta aussitôt de la chaise où elle était penchée et se dirigea d'un pas déterminé vers le réfrigérateur qu'elle ouvrit brusquement. Elle prit des ½ufs, une bouteille de lait et claqua le battant. Elle s'empara d'un bol dans lequel elle commença à fouetter son mélange avec une vigueur qui étonné Mary. Elle ajouta de la même façon et sans aucune hésitation, sucre, farine et autres ingrédients qu'elle saisissait un à un sur les étagères.
- Qu'est-ce que tu fais ?
L'enfant fixa Mary droit dans les yeux, sa lèvre inférieure tremblait.
- Dans mon pays il pleut, mais pas des pluies comme ici, des vraies, qui tombent pendant tellement de jours qu'on ne peut plus les compter. Et la pluie chez nous, elle est si forte qu'elle finit toujours par trouver son chemin pour entrer sous ton toit, et elle coule à l'intérieur de ta maison. Elle est intelligente la pluie, c'est maman qui me l'as dit, toi tu ne le sais pas, mais il lui en faut encore plus, toujours plus.
La colère de l'enfant grandissait à chaque mot. Elle alluma le gaz et y fit chauffer la poêle. Elle continua, interrompue seulement d'un soubresaut.
- Alors, elle cherche comment aller plus loin, et si ne fais pas très attention elle finit par atteindre son but, elle se glisse dans ta tête pour te noyer, et quand elle a réussi, elle s'enfuit par tes yeux pour aller noyer quelqu'un d'autre. Ne mens pas, je l'ai vue la pluie dans tes yeux, tu as eu beau essayer de la retenir en toi, c'était trop tard, tu l'as laissée entrer, tu as perdu !
Et tout en poursuivant son monologue de rage, elle déposa sa pâte et la regarda dorer sur le feu.
- Elle est dangereuse cette pluie-là, parce que dans ta tête elle enlève des bouts du cerveau, tu finis par renoncer et c'est comme ça que tu meurs. Je le sais bien que c'est vrai, je les ai vus les gens chez moi qui sont morts parce qu'ils ont abandonnée, c'est Enrique qui les transporte ensuite dans sa charrette. Maman, pour nous protéger de la pluie, pour l'empêcher de nous faire du mal, elle à un secret...
Et de toutes ces forces réunies en un geste soudain elle fit virevolter la crêpe en l'air. Dorée, elle tournoya sur elle-même, s'élevant lentement, jusqu'à venir se coller au plafond, juste au-dessus de Lisa qui la montra du doigt. Le bras aussi tendu que la corde d'un arc prête à rompre, elle hurla à Mary :
- C'est le secret de maman, elle faisait des soleils sous le toit. Regarde, dit-elle en pointant de toutes ses forces la crêpe collée au plafond, mais regarde ! tu le vois le soleil ?
Et sans attendre de réponse elle fit revenir une nouvelle qu'elle envoya aussitôt rejoindre la première. Mary ne savait pas comment réagir. À chaque crêpe qui prenait son envol, la petite fille dressait fièrement son index en l'air et criait :
- Tu les vois les soleils, alors tu ne dois plus pleurer, maintenant !
Marc Lévy – Les enfants de la libertéP 13 - 14
Moi je ne sais pas non plus que dans dix ans, je reconnaîtrai, dans un tas de paires de lunettes de près de cinq mètres de haut, au Mémorial d'Auschwitz, la monture que mon père avait rangé dans la poche haute de sa veste, la dernière fois que je l'ai vu au Café des Tourneurs. [...] Je me doute bien que ma pensée est confuse, que les mots se bousculent dans ma tête, mais à partir de lundi midi et pendant deux ans, sans cesse mon c½ur va battre dans ma poitrine au rythme que lui impose la peur.
P 89
Une lettre passe de main en main, chacun cherche des mots qu'il ne trouve pas. Qu'écrire à un ami qui va mourir ? « Nous ne t'oublierons pas », murmure Catherine. C'est ce que chacun pense ici. Si notre combat nous mène à recouvrer la liberté, si un seul d'entre nous y survit, il ne t'oubliera pas Marcel, et il dira un jour ton nom.
P 172
Au loin, les explosions se succèdent, c'est une pluie de fer qui retombe du ciel. Nous sentons la chaleur jusqu'ici. [...] Mon frère a raison de sourire. Ce n'est pas la nuit du 14 juillet, ni celle de la Saint-Jean. Nous sommes le 10 octobre 1943, mais demain, il manquera douce locos aux allemands, c'est le plus beau feu d'artifice auquel nous pouvions assister.
P 190
Il pense au jour où l'un de nous deux dira « Ce soir-là j'avais un ami », et s'en veut de penser qu'il serait le survivant.
Chapitre 19
Liiisten : Stuck on you - Lionel Richie
Lais